Accélération, extraction et le retour de l'imaginaire féodal
Il est tentant de traiter le technoaccélérationnisme et le technoféodalisme comme des opposés. L’un dit que la machine doit aller plus vite, plus loin, au-delà de tout frein institutionnel ; l’autre dit que la machine a déjà été capturée, réorganisée autour de la rente, de l’extraction et du contrôle centralisé. L’un ressemble à la promesse d’une libération totale. L’autre ressemble au diagnostic d’une domination totale. Mais l’hypothèse la plus intéressante est qu’ils ne sont pas opposés du tout — qu’ils sont deux projections du même mythe sous-jacent, racontées depuis les deux côtés de la même plateforme. …